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Une Lettre Entr’ouverte..

Une Lettre Entr’ouverte..

..
Dans un coin de sa pénombre, elle s’inclina pour ramasser ses ombres, quelqu’épines et des bribes.. de papiers déchirés humectés.. quand soudain..
un éclair douloureux, apparut.. tel sa douleur.. obstiné acharné sans un scrupule aucun.. tel un malaise inéluctable.. transcrit à la naissance..
tel une forte marée renversant toutes ses idées .. noires
elle s’agita, s’angoissa, s’effraya, s’affola, s’écria, tourbillonna, déconna..
et puis,
elle naquit… d’un rien nouveau.. d’un renouveau..
et sourit.. à l’ombre, qui s’en alla ..
depuis.

La vie ..n’est qu’un court voyage..
entre peines et soucis, mois et années..se faufilent..
très vite lentement..
À quoi bon de courir ?
..
Que cherches-tu ?
..
Que regardes-tu si loin? Triste..inquiète..? souris des yeux .. regard crispé. C’est joli, de mentir des yeux.. Non.. oui.. inquiète, tu l’es.. oui.. arrête de nier.. angoisse.. silence bavard.. Curieuse ? moi.. peut-être. J’imagine, j’hallucine, j’exagère? Carrière impose.. je reconnais la grisaille dans un café au lait.. c’est bon le café.. et dans les yeux..
A quoi tu penses ? tu fermes les yeux..qu’est-ce que tu vois ? tout .. rien.. ? les deux ? des formes..difformes.. des voies et destinations.. faut-il chercher dans tous les sens ? faut-il s’arrêter ? où se trouve le repos ? il s’appelle bonheur..il s’appelle pensée ? ça sert à quoi de penser..que sommes-nous ? .. finalement.. la terre, nous engloutira tous avec le même appétit..
..
P.S.:
Sois heureuse .. car nous ne sommes que de simples passagers.. et fais de sorte que ton voyage sois profitable à ceux qui ne sont pas encore nés..

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L’Autre Moi..

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Il est cinq heures, je me réveille..

Par la dentelle du rideau, un ciel brumeux d’un gris béant se laisse jalouser.. je m’y égare heureuse, le regard souriant, flottant, cherchant dans le ciel lumineux les échos d’un sourire..

Quelque chose quelque part ressemble au soleil.. insaisissable beauté devant mes yeux perdus..

Une brise matinale vînt soulever un pan du rideau et laissa répandre.. dans la chambre.. une belle fragrance de terre mouillée.. il a plût la nuit certainement.. dans mon cœur aussi… il a ruisselé.

Cantonnée dans mon lit, je calcule la distance qui me sépare de la fenêtre.. Il est bien difficile de mesurer les écarts lumineux lorsqu’on est bien heureux.. Je souris encore et décide enfin de me lever..

Je me dirige vers la salle de bains sur la pointe des pieds.. tout le monde dort.. un silence magistral, ici et dehors.. qui réveille mes sens.

J’ouvre le robinet.. l’eau coule fraîche, trop glaciale même pour un mois d’août.. je la laisse filer doucement entre mes doigts.. Des rivières lumineuses se frayent les courbes de mes mains et des sources timides jaillissent.. Je contemple enchantée le spectacle anodin.

Je me regarde dans la glace et ne me reconnais pas.. Quelque chose m’éblouis.. la lumière du miroir.

Je suis minutieusement les courbes du visage.. le grain de la peau, l’arrondi du menton, le contour des lèvres, le creux des joues.. l’harmonie du tout me plaît et fait briller quelque chose dans le miroir..

Je m’arrête au regard.

Qui es-tu ? me dit-elle.. je reconnais les traits..mais d’où vient l’étincelle ? Depuis quand tu souris, toi ? dis.. ! Amoureuse ? enrichie ? tu as gagné au loto ? reçu une prime ? trouvé un livre que tu cherchais ? dis.. C’est quoi ce regard ? Qui-es-tu ?

…………………………………………

L’Autre Moi…. , répondai-je.

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Ainsi parlait Zarathoustra..

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Je regarde les reliures éparses devant moi comme à chaque soir depuis quelque temps..une moue esquissée dans le chaos des livres, des lettres devenues muettes, des traits gribouillés et des miens..
Zarathoustra parlait, je l’ai écouté une fois puis deux.. mais têtu comme il était, il a continué à parler seul.. lui, ne savait pas que son surhomme infortuné, ses dieux morts, et ses sagesses éperdues, attisaient mon tumulte..

Zarathoustra, il est temps de te ranger sur la plus haute étagère entre un Semprun et un Breton..

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Viens..

Viens..

Viens qu’on dessine de sang notre fable sur les roches post-historiques.. car ici, leur histoire est de ratures..un brouillon de destour à jamais gribouillé.. viens qu’on écrive par nous-même notre charte sur les pierres des rivières.. par-dessus des montagnes..sur les ailes des oiseaux.. ..

Viens qu’on y grave par nos ongles notre légende .. mille voix et visages et cent mots sanglants à l’énième volcan à l’honneur, se sont tus un jour, mais leurs âmes élevées par-dessus des étoiles nous éclairent et nous chantent la gloire des absents..

Viens qu’on écrive l’avenir sur les cieux ..qu’on y sème une bonne étoile un croissant.. aujourd’hui les étoiles sont peureuses, le soleil frémit, et les rires sonnent faux..

La folie des grandeurs les enchante..

Laissons-les à leurs joies éphémères, à leurs danses orgueilleuses.. à leurs panses affamées à jamais ..

Et venez..

qu’on s’invente notre langage.. tous les anagrammes sont décodés.. et leur jargon est désuet ..

Venez..

qu’on éclaire les nuits prochaines pour nos prochains.. qu’on laboure les terres inconnues..

qu’on colore notre arc-en-ciel pour la prochaine floraison

Venez qu’on parfume nos roses closes dans leurs bourgeons

Venez qu’on travaille, venez qu’on sourit, venez qu’on construise notre prochain donjon..

Venez pour qu’ils vivent..nos enfants..

……….

alors..vous venez?

 

Ne me demandez pas qui je suis..

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Ne me demandez pas qui je suis..

Je suis quelqu’une.. quelques  peurs et une.. quelques joies et une.. quelques larmes et une..une goutte .. qui chute..  libre d’un ciel brumeux.. heurtant mille feuilles dans son passage..un combat aux cent guerri..errent.. une mer agitée sans marées.. je suis l’éternel voyageur vers mon pays.. l’orpailleur des aurores .. et je sais où je vais..

Ne me demandez pas qui je suis..et dites-vous..où vous allez.. ?

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« Regarde-moi et dis,..Veux-tu être mon ami ? »

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Regarde-moi Monsieur le Vicomte, du haut de ton orgueil fanfaron, du bas de ta faiblesse  masquée, de tous tes 360 et un degré.. 

La femme, vous obsède, vous hante, vous obnubile ?… ses formes, ses sourcils, ses cheveux, ses narines vous envoûtent ?.. ses mains jusqu’à l’arrondi de ses ongles, de ses angles..  les talons aiguilles aiguisent.. là où gît le désir..

Sa force, sa vertu, son esprit, sa grandeur vous hantent ..sa candeur..même sa faiblesse vous nargue.. ? elle est belle, elle est fière, malgré les coups et les plaies…..ça ne vous plaît ?

le dernier mot du dernier combat.. l’apanage de ‘votre’ Animus ?

Regarde-moi.. je ne suis pas plus belle qu’une rose éclose à l’aurore, je ne suis pas plus fière qu’une étoile qui scintille en pudeur, je ne suis pas plus puissante qu’une forte marée..

Non Monsieur Le Vicomte, toutes liaisons ne sont dangereuses… et je ne ferai pas la Marquise..

je ne veux pas te séduire..

je ne veux pas te charmer..

je ne veux pas t’envoûter..

je ne veux pas te combattre..

je ne veux pas te défier..

Je ne veux pas de roses

Je ne veux pas de proses

Je ne veux pas de fous amants..

..Simplement..

..Regarde-moi et dis..

Veux-tu être mon ami ?

Amɘelle 

Au pays de mes chimères..

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Il faisait noir..comme toujours..de tout temps..

Nous marchons côte à côte .. dans la rue vide étroite ..

Sous le ciel sans étoiles, le bruit de nos pas dépêchés sur les pavés, ponctuait le silence ténébreux d’une belle cadence..

et nos cœurs écoutaient dans le néant, comme rassurés..

A droite et à gauche, se dressaient sur les murs épais, des silhouettes obscures.. Effrayée, j’appuyai fortement sur mes paupières.. la chaleur de sa petite main me rassura..les yeux fermés.. nous accélérâmes le pas..

Nous nous arrêtâmes essoufflées devant la haute muraille qui encerclait la ville.. je levai mes yeux vers la grande porte, lourde, rouillée, fermée de tout temps..

Des éclats étranges éblouissent mes yeux..  Emerveillée, j’avançai  avec peur .. Le désir de franchir la muraille me hanta alors..mais la peur d’aller à l’au-delà de la ville m’immobilisa..

Une larme a fait tressaillir mon cœur.. j’ai eu froid.. j’ai cherché sa main pour me le réchauffer un peu..puis posai un œil hésitant devant le vieux trou creusé dans le cèdre de la porte..

et je regardai..

……………………………

Un ciel nocturne légèrement coloré.. un horizon sans fin.. des étoiles à perte de vue..le souffle me se coupa..

Observant mon étourdissement, la nuit m’a souri en soulevant sa robe étoilée…tandis que de loin, le soleil avançait courtois, dans son humble cortège,  repeignant la voûte céleste avec des pinceaux colorés… la lumière jaillissait alors de partout.. deux tourterelles exécutaient au loin une danse enchantée.. Le spectacle me ravit.

………………………….

« âmes tristes..pourquoi restez-vous là-bas? venez ici!  »

s’éleva soudainement une petite voix de l’autre côté de la muraille. Dérangée, je jetai un regard inquiet à travers la déchirure de la porte. Un petit garçon au regard étrangement doux souriait..

« ouvrez cette porte et venez jouer avec moi!

c’est si beau ici..

vous avez le cœur gros..

et je suis le guérisseur des âmes anéanties« 

Choquée par sa révélation, j’ai détaché mon regard du trou de la porte et reculai terrifiée, comme pour me protéger de ses mots..Une grande peur s’installa..

« qui est-il????d’où vient-il????que veut t-il????« 

Mille questions se bousculèrent aussitôt dans ma tête..attisées par la peur nourries par l’obscurité éternelle. J’essayai de me calmer un peu et me pressai de rebrousser chemin.

« il fait très beau ici..le ciel est teinté de mille lumières..Revenez!« 

De nouveau, je me trouvais immobilisée par la voix..une curiosité furieuse a pris aussitôt place, suffisamment intense pour réchauffer mon cœur refroidi par la peur et faire avancer mes pas de nouveau vers la grande porte.

« n’avez-vous pas envie de sentir les brises douces de l’éveil caresser vos visages.. les rayons colorés réchauffer vos cœurs.. l’air frais embaumer vos cheveux? regardez le soleil nous saluer de l’autre part de l’horizon..venez avant qu’il ne soit trop tard!« 

…………..

« petit garçon, répondais-je enfin, tu as l’air bien gentil et aimable mais nous ne pouvons  pas franchir cette muraille. N’as-tu pas vu comment elle est faite de mille pierres??? nous ne pouvons pas ouvrir cette porte. N’as-tu pas vu la poussière rouillée tapisser ses serrures???? Je suis une habituée des ténèbres et j’ai peur qu’une fois dehors, la lumière chaude ne vienne brûler mon cœur, et que les brises matinales ne blessent ma peau. Je me contenterai de contempler d’ici le ciel coloré..j’ai trop peur pour franchir cette haute muraille..j’ai trop peur pour ouvrir cette lourde porte..« 

…………..

« cette porte est lourde de vos chagrins..! cette muraille est haute de vos craintes..!, s’écria le petit garçon, Oubliez vos craintes et vos chagrins et avancez..la lumière saura panser toutes vos blessures! Venez..venez quand vous voulez..le soleil m’appelle..je déteste les pénombres, j’irai danser avec les lumières..venez danser quand vous voulez  » 

Il dit ceci et s’éloigna en s’envolant vers l’horizon aux mille couleurs, laissant mon cœur en désarroi..

Étais-je entrain de rêver??????

………………………………………………………….

Une brise froide légèrement parfumée vint caresser mon visage et chuchota un mot dans mon oreille.

Les yeux fermés, j’inspirai un grand coup et sentis le calme s’installer enfin.

J’avançai de nouveau vers la porte….

Amɘelle

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